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Actions européennes transfrontalières

Depuis de nombreuses années, le Conseil général s’est activement engagé pour contribuer au désenclavement des Alpes-Maritimes et à l’essor économique de notre département.
Dans le cadre du programme d’intérêt communautaire INTERREG III, il est notamment devenu, aux côtés de la Commission européenne, de l’État et de la Région, le principal partenaire des projets de coopération transfrontalière avec nos voisins italiens.
15 % du territoire européen est constitué de régions frontalières.
Ces zones d’échanges sont souvent défavorisées.

Le revenu par habitant est inférieur et le taux de chômage est supérieur aux moyennes nationales.
Quelquefois, ces régions sont également tenues à l’écart des grandes politiques d’infrastructures et souffrent d’un éloignement
par rapport aux centres de décision.
 

Un développement au-delà des frontières

C’est pourquoi, dès 1990, la Commission européenne a créé le programme inter-régional INTERREG. Il est destiné à promouvoir le développement de ces régions et à les aider à profiter de l’intégration européenne, en renforçant les coopérations transfrontalières.

Il s’applique aux zones géographiques ayant des frontières contiguës et donc à la nôtre, dans le cadre du programme dénommé ALCOTRA (Alpes Latines COopération TRAnsfrontalière) avec
pour objectif le développement harmonieux du territoire européen en gommant “l’effet frontière” qui sépare la France et l’Italie.
 

Des projets franco-italiens variés

La gestion des projets susceptibles de recevoir le soutien financier
du programme européen INTERREG est organisée sur une base géographique et confiée à des organismes transnationaux associant les autorités nationales, régionales et locales, parmi lesquelles le Conseil général des Alpes-Maritimes.

Le porteur du projet peut être une collectivité locale, une université, une association, un groupement d’artisans ou d’entreprises, autrement dit toute entité, mis à part les particuliers.
Les projets susceptibles d’entrer dans le cadre du programme
doivent réunir au moins deux partenaires, un français et un italien.
Ils doivent également justifier d’une capacité d’autofinancement d’une partie des actions de coopération envisagées.

Ils peuvent avoir des objectifs tout à fait divers, tout en gardant bien évidemment un caractère transfrontalier et multipartenaire :

 

  • projets relatifs à la valorisation et à la préservation du patrimoine;
  • projets visant à résoudre, au moins en partie, les difficultés communes rencontrées par les populations vivant des deux côtés de la frontière ;
  • projets ayant pour but d’améliorer la compétitivité de la zone transfrontalière sur les thèmes de l’agriculture, des PME et du tourisme.

Ces projets peuvent aussi bien concerner les transports, les nouvelles technologies, la culture, la santé que la jeunesse.