Elus d'opposition, socialistes et écologistes, nous avons, face à la majorité UMP, une attitude responsable
Dénoncer les dérives de l'exécutif quand il utilise le Conseil général pour des ambitions autres que départementales.
S'opposer à la politique de la majorité, quand elle oublie, trop souvent, que la compétence première de notre collectivité est l'action sociale.
Proposer des mesures qui permettraient au département de devenir plus juste mais aussi plus responsable dans une optique de développement soutenable.
Nous espérons, ici, chaque mois, pouvoir vous informer sur notre action, mais aussi recueillir vos avis, vos suggestions afin que vous nous aidiez à travailler au mieux pour les habitants des Alpes-Maritimes
Groupsv@cg06.fr
Paul CUTURELLO
Président du Groupe
Secrétariat du Groupe Socialiste et Apparentés
Conseil Général des Alpes-Maritimes
BP 300706201 NICE cedex 03
Tel : 04.97.18.79.48
Fax : 04.97.18.79.82
Groupsv@cg06.fr
http://groupe-socialiste-alpes-maritimes.blogspirit.com

Les premier résultats de l’enquête ménages déplacements / Le constat essentiel est la baisse de la mobilité.
30 avril 2010
Les premiers résultats de l’enquête concernant les déplacements dans le département aboutissent au constat de la baisse de la mobilité dans notre département. Le Président du Conseil Général a affecté ce résultat au bilan de sa politique de transport en commun et en a déduit de façon étonnante la réussite future de l’Opération d’Intérêt National de la plaine du Var.
Les choses sont peut-être un peu plus complexes. La réussite d’une politique de transport collectif se mesure à l‘ampleur du report modal (de la voiture vers les transports en commun) et non à la baisse de la mobilité qui est dans le cas présent avant tout liée à l’envolée des prix des carburants ces dernières années, à la crise économique et à la baisse du pouvoir d’achat qui en découle.
Nous nous réjouissons que le département, après une bonne vingtaine d’années d’hostilité puis d’hésitation, ait enfin mis en place depuis 2006 une politique en faveur des transports en commun que nous préconisons depuis plus de vingt ans
Selon les premiers résultats de l’enquête, les reports modaux sont encore marginaux sauf à Nice où le tramway est en fonction depuis le 26 novembre 2007. Seuls, le transport en commun en site propre associé à la réduction de l’offre routière à destination des véhicules individuels apportent ces résultats. En effet, on abandonne plus facilement sa voiture quand il existe un équipement de Transport en Commun qui garantit le bon écoulement de la demande de déplacement, des temps de parcours réduits et des horaires fiables.
Par contre, la politique des prix menée actuellement n’est pas suffisante. On aura beau diminuer le prix du ticket sur l’ensemble des réseaux de transport en commun (TAM, Lignes d’Azur, Envibus…), si le bus reste prisonnier de la circulation générale il ne sera jamais suffisamment attractif.
On peut enfin s’interroger sur l’impact en termes de demande de déplacement, du projet de « Métropole » Niçoise pour lequel la Basse Vallée du Var fait l’objet d’un aménagement routier sans précédent ; à coup sûr, c’est le gage d’un accroissement catastrophique de la circulation routière dans notre département.
Jean-Raymond Vinciguerra
Pour le groupe socialiste et apparentés

Vallée du Var : zone de bétonnage intensif repeinte en vert ?
29 mars 2010
Le groupe est invité à produire un texte en 440 caractères pour le journal du département sur Le thème « La vallée du Var : zone de loisirs et de protection de la nature ». Avant d’être une zone de protection de la nature et de loisirs, la Plaine du Var est avant tout un espace à enjeux de développement et si le Conseil Général a choisi de se substituer à l’état pour la propriété du fleuve et la gestion de la zone Natura 2000, ce n’est pas par pure philanthropie, ni par goût immodéré pour les faune et la flore mais avant tout pour maîtriser au maximum les possibilités d’aménagement de la zone. Nous aurions préféré donner notre avis sur le projet d’aménagement de la Plaine du Var classé « Opération d’Intérêt National » mais sur ce dossier, l’opacité règne en maître et fait craindre une opération de bétonnage à grande échelle repeinte en vert. Nous attendons avec impatience le débat promis depuis 2 ans par le Président du Conseil Général.

Le plan-déchets 06
4 février 2010
Le plan-déchets 06 approuvé par M. CIOTTI et sa majorité propose la création d’un incinérateur de plus, on passe de 400.000 à 530.000 tonnes incinérées par an. Cela signifie un surcroît des rejets de gaz à effet de serre, l’aggravation des rejets de dioxines. Pour la santé et l’environnement, c’est le choix du pire.
La suite sur http://groupe-socialiste-alpes-maritimes.blogspirit.com
Jean-Raymond VINCIGUERRA
Pour le groupe socialiste et apparentés

Télé Assistance : L’aide supprimée le 1er avril 2009 par le Conseil Général sera-t-elle rétablie ?
1 juillet 2009
La télé-assistance est une compétence extra-légale classique des départements qui date du début des années 80 et de la décentralisation des compétences sociales. C'est une mesure majeure pour lutter contre l'isolement des personnes âgées ou handicapées en cas de chute notamment.
Au lendemain de la canicule de 2003, la mesure avait été renforcée dans les Alpes-Maritimes.
Or, il s'avère que le Conseil général a, en catimini, supprimé l'aide départementale au 1 avril 2009 pour les personnes âgées qui ne sont pas bénéficiaires de l'APA. Les CCAS contactés confirment la fin de l'aide du Département.
De la même manière, le Conseil général supprimerait à compter du 1er juillet le bénéficie de la mesure pour toutes les personnes handicapées ne disposant pas de la Prestation de compensation du Handicap (PCH).
Rappel :
En 2008 : le nombre de bénéficiaires était de : 7 904 personnes âgées, pour un coût de: 1.991 100 €
La DM1 votée lundi 29 juin prévoit qu’à compter du 1er juillet 2009, « la télé –assistance entre dans le champ d’attribution de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) aux mêmes conditions d’attribution que pour l’APA ».
Est-ce à dire que seuls les bénéficiaires de la PCH continueront de bénéficier de la télé-assistance ?
Ils étaient 744 bénéficiaires en 2008 alors que les bénéficiaires de l’Allocation Compensatrice Tierce Personne (ACTP) étaient encore de 2446 en 2008 (dont 196 personnes âgées).
Est-ce la fin de la prestation extra légale de télé-assistance ?
A cette question, le Président CIOTTI a voulu lever toute ambigüité en séance publique et a répondu que le rapport présenté aux vote des élus était mal rédigé si l'on pouvait en faire une telle interprétation. Il n'est pas question de revenir sur les dispositions précédentes.
A quand l'application dans les faits de cette décision ?

Traitement des déchets
11.05.2009
Les partisans de l’incinération tirent argument de l’actuelle insuffisance de la capacité de traitement des déchets de notre département pour demander la construction de nouveaux incinérateurs. S’y rajoute l’image désastreuse donnée par la gestion du centre d’enfouissement de la Glacière.
Or il faut savoir deux choses :
- tout d’abord disposer d’incinérateurs ne dispense pas de la nécessité de se doter de centres d’enfouissement : un tiers du tonnage entrant dans les incinérateurs en ressort sous forme de mâchefers qu’il faut enfouir,
- d’autre part, le département pourrait disposer d’une capacité de traitement tout à fait suffisante à la seule condition que le tonnage d’ordure ménagères à traiter reste proche de la moyenne nationale par habitant (365 Kg/an environ) or dans les AM, cette production est de près du double de la moyenne nationale (520Kg/an) d’où la tension perpétuelle des sites de traitement et le problème engendré par la fermeture du site d’enfouissement de La Glacière.
Pourquoi une telle surproduction d’Ordures Ménagères à traiter ?
- Bien sûr l’apport des touristes,
- mais aussi la très mauvaise organisation de la collecte des Déchets Industriels Banals provenant des commerces des centre ville ou des immédiates périphéries (restaurant, supérettes, artisans etc. tous producteurs de déchets très majoritairement recyclables et qui n’ont rien à faire dans une décharge d’Ordures Ménagères ou dans un incinérateur)
- et enfin, le surdimensionnement de l’offre de collecte d’ordures : 3 collectes de poubelles "grises" (non triées) par semaine sur la commune de Grasse par exemple c’est bien trop, cela amène à ne pas se poser de question et à sortir des limites d’un comportement raisonnable dans ce domaine.
- si l’on y rajoute, pour le reste du département (hors SIVADES), le manque de déchetteries et de points d’apport volontaires, on comprendra que tous les ingrédients sont là pour susciter une surproduction de déchets et d’ordures ménagères.
Tout cela pour le plus grand bénéfice des entreprises délégataires qui gèrent les collectes et qui sont d’ailleurs des filiales de celles qui gèrent les centres de traitement.
Enfin, les déchets sont, dans notre département, traités de manière indifférenciée, sans séparer les fermentescibles des déchets secs or l’enfouissement des déchets fermentescibles provoque pourriture, jus nauséabonds et polluants, gaz fétides et inflammables ; leur incinération malmène le fonctionnement des incinérateurs : on comprendra que brûler des matières composées à 80% d’eau échappe au simple bon sens…
Le traitement séparé des déchets fermentescibles réduirait les tonnages à enfouir ou à incinérer d’un bon tiers. OR Il n’y a aucun centre de valorisation organique dans notre département et un seul en projet, dans la vallée du Var, au Broc.
Puisqu’il faut investir, la construction de centres de tri compostage s’impose avant tout autre équipement.
Parallèlement il faut un programme de construction de déchetteries et de points d’apports volontaires, seul le SIVADES est correctement doté de ce type d’équipement.
Ce n’est qu’une fois évalué l’impact de ces équipements en matière de réduction du tonnage des déchets ultimes à traiter en incinérateur ou en décharges que l’on pourra décider de l’éventuelle construction d’incinérateurs nouveaux. Commencer par la programmation d’équipements d’incinération ne dispenserait nullement de la nécessité de se doter de centres d’enfouissement, mènerait en outre immanquablement au maintien de la surproduction actuelle de déchets et à l’abandon d’une politique ambitieuse et nécessaire de recyclage.
Le site internet du Conseil général des Alpes-Maritimes ouvre ses colonnes aux groupes politiques représentés au sein du Conseil général.
Les groupes politiques s’expriment sous leur responsabilité dans le cadre des dispositions prévues par l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales.