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La répartition géographique

LE LITTORAL ET LE MOYEN PAYS

LA CONURBATION DE LA COTE D'AZUR


  • Trois agglomérations concentrent près de 94,5% de la population totale :
    • NICE (24 communes) :  528 775 habitants,
    • CANNES - GRASSE - ANTIBES (23 communes) 354 784 habitants,
    • MENTON - MONACO (partie française : 9 communes) 66 455 habitants.
  • Les villes se succèdent en un ruban désormais presque continu le long du littoral, des Maures à la frontière italienne.
  • La maîtrise de la croissance urbaine doit être une préoccupation majeure des responsables de l'aménagement du territoire.

 

RECUL DE L'IMPORTANCE RELATIVE DES VIEUX CENTRES URBAINS

Pourcentage de la population communale de Nice, Cannes, Antibes, Menton par rapport à la population départementale :
 

  • 1954 : 65,7%
  • 1968 : 64%
  • 1975 : 60,7%
  • 1982 : 56,7%
  • 1990 : 52,5%
  • 1999 : 50,5%

 

La croissance des grandes villes se reporte vers la périphérie :

cela est dû à la saturation de l'espace des communes côtières, à la spéculation foncière (hausse du coût des terrains), à la recherche de l'habitat individuel.

LA MARCHE VERS L'OUEST

  • Essor mesuré des communes à l'Est de Nice.
    Le relief limite la zone habitable à une frange littorale très étroite.
  • Fort accroissement des communes à l'Ouest du Var :
    Aujourd'hui la population de l'arrondissement de Grasse est égale à celle de l'arrondissement de Nice, alors qu'elle n'en représentait que la moitié en 1861.
  • La place libre est plus étendue :
    l'agglomération niçoise s'étend vers l'Ouest et décharge son trop plein de population et d'activités sur les communes à l'Ouest du Var.
  • La création du Parc International d'Activités de Sophia-Antipolis explique la forte croissance démographique des communes du plateau de Valbonne.

 

LE HAUT PAYS : 350 00 habitants permanents (650 00 au milieu du XIXème)

CANTONS DONT TOUTES LES COMMUNES (83) FONT PARTIE DU HAUT PAYS

  • Le moteur du dépeuplement a été le désenclavement (commence sous le second Empire et s'accélère sous la Troisième République) qui a brisé l'isolement géographique.
  • Les deux guerres mondiales ont joué un rôle d'accélérateur.
    Le mouvement de dépopulation n'a pas été uniforme : les petites communes souffrent plus que les chefs-lieux de canton ; les Préalpes de Grasse ont connu le recul le plus catastrophique.
  • Aujourd'hui, stabilisation ou légère augmentation de la population ; plus notable, toutefois, dans les cantons de Coursegoules, Roquesteron, Sospel (sous l'influence de la conurbation de la Côte d'Azur).