Le projet de restauration adopté s'attache à la charpente métallique des coupoles, aux tuiles formant la couverture et au système d'accrochage de ces tuiles.
Charpentes
L'examen des charpentes a montré que celles-ci n'ont probablement connu aucune intervention depuis leur construction. En fonction de leur état sanitaire satisfaisant (la corrosion des éléments est générale mais superficielle), il est proposé une simple intervention préventive de décapage soigné des éléments et de mise en peinture selon un protocole établi en relation avec le Laboratoire de Recherche des Monuments historiques.

Tuiles
Le projet comprend le seul remplacement après un tri lors du chantier des tuiles hors d'usage (poreuses ou cassées) qui représentent environ 25 % de la couverture.

Système d'accrochage des tuiles
Les modifications les plus importantes du projet concernent l'accrochage des tuiles.
Deux solutions sont présentées.
La première comprend la conservation d'une fixation par fils métalliques, mais, pour ne pas reproduire les défauts constatés actuellement, la section employée sera augmentée à 4 mm. Le métal employé sera impérativement de l'inox marine, ou par défaut du cuivre gainé d'un matériau isolant (Rilsan) afin d'empêcher les phénomènes de corrosion galvanique. Parallèlement lors de la mise en œuvre il apparaît impératif de veiller à empêcher les torsions trop importantes exercées sur les ligatures afin d'en préserver
les qualités mécaniques.
La seconde solution consiste à mettre en place un contre litonnage de 36 mm d'épaisseur(trois fois 12 mm) en bois contreplaqué CTBX boulonné aux liteaux préalablement percés.
Ce contre-litonnage permet de fixer les tuiles au moyen de vis à bois ou de clous crantés en cuivre. Cette dernière solution oblige à refaire les bandes de filet pour les adapter à la légère surépaisseur induite par les contre-liteaux.
Pierre-Antoine GATIER
Architecte en Chef des Monuments historiques