Un habitat fortifié dénommé Saint-Etienne de Tinée est mentionné en 1067.
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Le lieu de culte auquel il se réfère était probablement déjà situé à l'emplacement de l'église actuelle, mais le château qui est cité se trouvait peut-être au quartier de Drogon, à 2 kilomètres au sud-est de l'agglomération actuelle, sur le promontoire qui jouxte au sud-est l'embranchement de la route qui conduit à Auron.
L'agglomération se développe à son emplacement actuel, peut-être dès le XIIIe siècle, au plus tard au XIVe. A cette époque, elle occupe le secteur situé au nord-ouest de l'église. En 1388 et en 1533, seul le village est mentionné et non le château.
L'église paroissiale, Saint-Etienne, a été reconstruite au XIVe siècle, puis de nouveau à partir de 1785, en conservant son clocher dressé en 1492. Durant l'époque moderne, un couvent de Trinitaires a été fondé un peu à l'écart de l'agglomération ; son église, Notre-Dame du Bon Remède, a été construite vers 1670.
L'église d'Auron, Saint-Erige, est mentionnée en 1333. Ce quartier est peuplé dès le Moyen Age, mais en habitat dispersé.
Dès les XVIe et XVIIe siècles, un habitat se disperse dans différents quartiers du territoire de Saint-Etienne-de-Tinée. Plusieurs de ces maisons caractérisées par une tour-pigeonnier sont conservées. Au XVIIIe siècle, certains de ces écarts se développent en hameaux et sont dotés d'un lieu de culte, parfois érigé en paroisse. L'église de Roya, dédiée à la Nativité de la Vierge, d'abord érigée en succursale de la paroisse, en 1739, devient elle-même paroisse en 1806. L'église du Bourguet, Notre-Dame des Grâces, est achevée vers 1869.
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Base Mérimée
Les photographies de Victor de Cessole