Juin 1940
L’évacuation de Menton :
- Décidée par le commandement militaire français, préparée dès le 25 mai, elle a lieu le 3 juin. 15 700 personnes sont évacuées vers Antibes et Cannes.
- Le 7 juin, les mentonnais sont conduits vers les Pyrénées orientales, où ils sont répartis dans 83 communes (à Prades un immeuble devient la “mairie de Menton”).
- A partir d’octobre, un grand nombre d’entre eux rejoindront le département du Var.
La guerre (déclarée par les italiens le 10 juin) :
- Le 20 juin, les italiens occupent la baie de Garavan et une partie de la baie ouest de Menton. Mais ils sont stoppés grâce à la résistance du fort du Cap-Martin.
- L’armistice (24 juin) - Menton est occupée par les Italiens.

Juin 1940 - Septembre 1943 - Menton annexée de fait par les Italiens
- Les occupants veulent italianiser la ville
L’Italien devient la langue officielle et obligatoire ; l’enseignement est donné en italien ; la signalisation des rues est en italien. De nouvelles bornes kilométriques indiquent la distance de Menton à Rome. Les habitants reçoivent une carte d’identité italienne et utilisent des timbres postes italiens. Un nouveau journal paraît, intitulé “Il Nizzardo”. La lire est la monnaie légale. - Les Français sont peu nombreux
Le recensement du 23 avril 1941 dénombre 6 700 habitants dont 4 500 italiens et 500 italiens qui avaient été naturalisés français.

Septembre 1943 - Septembre 1944 : Menton occupée par les allemands
- 8 septembre 1943 - L’arrivée des allemands provoque le retour de Menton au sein du département des Alpes-Maritimes. Le drapeau français est à nouveau hissé, les fonctionnaires français reviennent. Les inscriptions italiennes disparaissent.
- Février - Mars 1944 - Evacuation du bord de mer. Création de la “zone réservée alpestre” dans laquelle Menton est comprise. La vie devient très difficile.
- 29 août 1944 - Des SS occupent Menton. 6 otages sont fusillés.
- 6 septembre 1944 - Les allemands quittent Menton où pénètrent le 8 des parachutistes canadiens et américains. Les Allemands, sur les hauteurs, continuent pendant plusieurs semaines à bombarder la ville (la guerre a endommagé 75 % des immeubles et en a détruit 10 % entièrement).