Entre plaine et canyon.
Le parc des Rives du Loup s’étend sur 32 hectares, répartis sur les communes de Villeneuve-Loubet et de La Colle-sur-Loup.
Le Loup, petit fleuve côtier, prend sa source dans les préalpes de Grasse. Il chemine depuis les hauts plateaux calcaires jusqu’à la mer à travers des gorges sauvages et fraîches.
Situé sur la partie basse du fleuve, le parc départemental est composé de deux grandes entités paysagères. En aval, la vallée s’élargit et les alluvions récentes sont propices au développement d’une forêt mixte.
À l’ouest, la coulée andésitique de l’Aspre de Redon se démarque par la couleur sombre de la roche. En amont, les falaises La Luona dévoilent un paysage escarpé entre plages de galets, gorges abruptes et plateaux calcaires.
En visitant le parc depuis Villeneuve-Loubet, vous profiterez de l’élégance des platanes majestueux, vous distinguerez les ritournelles des canards colverts virevoltants. Vous y trouverez des feuillus tel que le frêne, l’aulne glutineux, le charme houblon, le laurier sauce et l’orme champêtre.
Sous le feuillage à l’ambiance flamboyante, votre regard sera attiré par les fruits rouges vifs du fragon petit houx et du tamier. Les carex, les prêles et autres fougères renforcent le caractère humide et ombragé des lieux. La présence d’un ancien canal est perceptible à plusieurs reprises, surtout au niveau de l’éperon recouvert par des plantes succulentes et des buissons nains.
Le Conseil général a soutenu un chantier de jeunes lors de l’aménagement d’un sentier d’interprétation du patrimoine autour des prairies et de la cressonnière.
Dans ces gorges aux bords abruptes vous pourrez contempler le choux des montagnes, le buis et de nombreuses espèces de sédums.
Sur le parc, vous guetterez les traces du blaireau, du sanglier, de la fouine, du renard et des petits rongeurs comme le muscardin ou le loir.
Vous écouterez le chant enjôleur des pinsons et du pouillot fitis, des mésanges et du rouge-gorge. Avec un peu de chance, vous verrez passer le martin-pêcheur ou le héron pourpré.
Plus discrètes mais néanmoins utiles, quelques colonies de chauves-souris s’abritent dans les arbres creux et les écailles rocheuses des falaises.