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Parc Estienne d'Orves

Une colline méditerranéenne du 18ème siècle
Ce parc de 14,5 ha, propriété de la ville de Nice, s’étale sur la colline Saint Philippe, en plein cœur de la Ville.

 

Estienne d’Orves


Des oliviers dont un sans doute millénaire sont répartis sur restanques.

Le Conseil général a confié l’entretien de l'oliveraie et la production d’huile d’olive au sein de ce parc à un Centre d’Aide par le Travail qui encadre des travailleurs handicapés mentaux.

Quelques terrasses de culture ont été réoccupées par des plantes méditerranéennes suite à l’abandon des cultures potagères, de la vigne et de l’oranger.

 

Dans les vallons, quelques grands chênes pubescents, plus que centenaires, sont également présents.
 

Ce parc dispose d'un sentier de découverte du patrimoine.

Le sentier débute à l’entrée de l'ancien domaine des Comtes d’Estienne d’Orves. Vaste de 15 hectares, la famille en était devenue propriétaire lors du mariage d’Augustin d’Estienne d’Orves et de la Comtesse de Castelvecchio, Louise Rosalie de Novaro, en 1824. Au fil des années, la famille a été favorable au développement de Nice : elle a vendu une partie du domaine permettant ainsi la construction du lycée et avait comme projet la création d’une nouvelle église sur l’emplacement du parking actuel. Malgré cette ouverture sociale

, la dynastie vivait

en autonomie, ce domaine en est le témoin.

 

1 Jardin de l'évêché et villa Sorguebelle
Ce magnifique escalier à double révolution évoque une majestueuse entrée digne d’un château de la Renaissance. C’est en fait une construction qui met en valeur le système hydraulique.
Des galeries souterraines drainent l’eau dans des bassins de rétention jusqu’à ce lieu où se situent un lavoir et la noria : mécanisme fonctionnant par la force d’animaux. Ces vestiges témoignent des activités agricoles : vigne, orangeraie, olivaie et potager.
La villa Sorguebelle, construite en 1740, était la résidence du peintre Félicie d'Estienne d'Orves.

 

2 Chemin Apraxine
Le sentier est ici dans un couvert forestier ombragé. Les arbres caractéristiques témoignent de ses milieux frais : charme houblon, laurier sauce. Le talus que le sentier vient de longer est révélateur de la géologie locale : le poudingue. C’est simplement une accumulation de sédiments marins qui, avec la formation des Alpes a émergé. La végétation et le sol sont intimement liés.
En effet, le sol est friable et peu fertile. Mais, les racines le stabilisent et y trouvent des éléments minéraux.

 

3 Une végétation méditerranéenne
Après ce dépaysement, voici le sentier Apraxine. Voisin russe depuis 1858, il acquit le domaine de la Commanderie. Ce sentier était une voie privée lui permettant d’accéder à son domaine.
En 1905, sa fille le légua à des religieuses. Certaines sont encore présentes dans une fondation d’accueil de jeunes filles sourdes et muettes. De nombreux végétaux témoignent de l'abandon des cultures.

 

4 La Conque
Admirant ce somptueux panorama surplombant la ville de Nice, tous ses symboles surgissent : l’observatoire astronomique, l’Église Russe, la colline du Château, le Négresco et bien d'autres.
Cet emplacement est un îlot de verdure au milieu de la ville.
La vie du domaine était établie sur les zones encore naturelles.

 

5 Corniche Magnan
C’est ici en haut du domaine, que la vie passée a le plus marqué le paysage. Les restanques étaient remplies d’oeillets, de légumes et d’animaux d'élevage. Des métayers et des cultivateurs étaient hébergés en contre-partie du prélèvement d’une fraction de leur production par le Comte. Chacun avait sa spécialité, le reste de la production était ensuite vendu sur le marché du Cours Saleya. Ainsi, la famille Estienne d'Orves avait suffisamment de ressources pour subvenir à ses besoins alimentaires.
Ce fonctionnement permettait aussi un entretien régulier du domaine ainsi que son embellissement.

 

6 Olivier millénaire
Certes un olivier vit vieux, mais celui-ci l’est véritablement ! Depuis son promontoire, il pourrait vous raconter l’histoire de Nice. Il est né après le départ des romains et a grandi alors que le Château se construisait. 1000 ans d’histoire, et pour lui, 1000 floraisons, des tonnes d’olives, des centaines d'hivers rudes et d’étés chauds mais le voilà toujours, flamboyant devant vous !

 

7 Une réunification
Ce point central du parc représentait au XIXe siècle une frontière.
À l' est, la propriété appartenait à la famille Estienne d’Orves, à l'ouest, à la famille Cavallo, qui possédait le Château Miramar. À cet emplacement, existait une ferme de métayers qui délimitait les deux propriétés.

 

8 Oliveraie
Cette magnifique olivaie date du XIXe siècle. La plantation des oliviers a été réalisée par Augustin entre 1802 et 1815.
Implantée sur ce plateau, elle est parfaitement à sa place : du soleil sans trop d’eau.

 

Laissée sans entretien pendant quelques années, aujourd’hui elle est entretenue par des travailleurs handicapés oeuvrant pour un Etablissement Spécialisé d'Aide par le Travail. Une récolte est effectuée chaque année.

 

9 Villa Bellevue
Que de bonheur pour le Comte et sa famille d’être installés à cette fenêtre, de contempler le lever de soleil sur la ville et de respirer le bon air frais. Ce petit bout de paradis était la villa de résidence de la famille. Sa façade en mortier rose avec des trompe-l’oeil est le reflet de son ornement intérieur. Décorée de style Belle Époque mais laissant apparaître des fresques plus anciennes, cette villa a suivi son temps et surtout les désirs de ses hôtes : une partie a été annexée au début du XXe siècle, avec l’arrivée de l’eau potable dans la demeure. Famille de religion, un oratoire privé de forme hexagonale permettait au prêtre de la Paroisse Saint-Philippe de célébrer des messes privées pour la famille.

Les Estienne d’Orves sont présents sur tout le territoire national.
Depuis le mariage entre Augustin et Rosalie en 1824, quatre générations se sont succédées. Le célèbre Honoré (1901-1941) résistant durant la Seconde Guerre Mondiale, a été fusillé par les Allemands. Il parlait de ce domaine ainsi :
« Cette colline abrupte, sillonnée de sentiers qui, par des coins différents, par des vues variées, aboutissaient tous au même point, avec ses terrasses plantées d’oliviers, avec ses maisons au crépi rose occupant les trois étages, était à nulle autre pareille. »
Aujourd’hui, ses enfants et ses petits enfants restent attachés à ce domaine.

 

10 Sentier Augustin
C’est un raccourci qui permettait au Comte Augustin de descendre en ville.
Ce grand arbre fait sûrement plus de 24 carats ! Bijou d’exception ?
C’est en fait le caroubier, un arbre méditerranéen. Il produit des fèves qui pèsent le même poids qu’un carat. Ou plutôt, un carat correspond à une graine. Ce système de mesure vient donc de cet arbre, il permettait de faciliter les échanges dans tout le bassin méditerranéen.
A son pied, une autre rareté : le palmier nain. C’est l’un des rares palmiers qui pousse et se reproduit naturellement en Méditerranée occidentale.

Accessibilité des parcs aux personnes en situation de handicap

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La politique départementale en faveur des personnes handicapées s’étend à tous les Parcs Naturels Départementaux...

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Territoires 06

Positionnez-vous au-dessus du parc Estienne d'Orves.

 


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