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Sa faune
La diversité
- 197 espèces de vertébrés (dont 53 inscrites dans le livre rouge des espèces menacées en France),
- 6 à 10 000 espèces d'insectes sur les 36 000 décrits en France,
- 19 espèces de chauves-souris parmi les 30 européennes,
- 6 espèces d'ongulés :
- Le chamois et le sanglier, les seuls à avoir toujours persisté,
- Le cerf et le chevreuil, disparus au 15ème siècle, réintroduits au début des années 60 (cerf), et à la fin des années 80 (chevreuil). En forte croissance démographique.
- Le bouquetin, disparu au milieu du 18ème, objet de plusieurs opérations de réintroduction,
- Le mouflon, espèce allochtone, introduit au début des années 1950.
- Un grand nombre d'espèces d'oiseaux (zone centrale "de protection spéciale des oiseaux menacés").
Les chamois, les plus agiles des ongulés
- Nombreux dans la Réserve Royale de Chasse créée par Victor-Emmanuel II en 1859, ils étaient au bord de l'extinction en 1945, en raison de l'impact négatif de la guerre. Aujourd'hui, plus de 9000 individus en zone centrale (+ 8 % par an depuis 1980), une des plus belles densités des Alpes (13 chamois par km2).
- La colonisation pourrait progresser vers la zone périphérique, si la pression de la chasse était moins forte.
Les bouquetins, peu farouches (contrairement aux chamois)
- Dans les Alpes-Maritimes : 120, et dans les Alpes de Haute-Provence : 430
Les rapaces, 15 espèces diurnes et nocturnes, dont :
- L'Aigle Royal. Son envergure peut atteindre 2m20. 38 couples recensés (une des densités les plus élevées de France). Il se nourrit de petits mammifères (marmottes, lièvres).
- Le Gypaète Barbu. Le plus grand oiseau d'Europe (Son envergure atteint 2m70) Disparu dans les Alpes depuis 1913, il bénéficie d'un programme de réintroduction international (19 oiseaux lâchés dans le Mercantour entre 1993 et 2001). Charognard, il se nourrit de filaments prélevés sur les carcasses et surtout d'os.
- Le Grand Duc d'Europe.
Le retour controverse du loup (difficile à observer car il craint l'homme)
- 5-11-92. Deux loups repérés, dans le vallon de Mollières ; un retour naturel depuis l'Italie, après 70 ans d'absence en France.
- Le retour du loup a été certainement favorisé par l'accroissement de la densité d'ongulés sauvages et la désertification rurale, accompagnée d'une importante progression de la forêt.
- Défenseurs et détracteurs du loup s'affrontent :Les éleveurs affirment que le loup a été réintroduit clandestinement et qu'il chasse les moutons, moins véloces que les ongulés sauvages. Mais si les moutons peuvent être victimes du loup, ils le sont aussi de chiens errants sauvages.Environ 15 loups auraient été tués ces dernières années, bien que l'espèce soit protégée,Une commission parlementaire d'enquête sur "la présence du loup en France" et l'exercice du pastoralisme en zone de montagne" débutera ses travaux en 2003.
- Pour les défenseurs de la nature, la prédation du loup sur les troupeaux n'est pas une fatalité. Une cohabitation intelligente entre le loup et les troupeaux est possible, comme c'est le cas en Italie, en mettant en place des moyens de protection.