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De la tendresse... aux regrets.
« Il est certain que le véritable
journal intime, soigneusement codé, de Jean Moulin, ce sont
ses dessins.
Leur contenu et leur évolution en apprennent plus sur sa
personnalité que la plupart de ses lettres... ».
Daniel Cordier.
Choyé par ses parents, élevé
dans une famille soudée par une profonde affection, respectueuse
des valeurs morales, tolérante et ouverte, Jean Moulin a
vécu une jeunesse comblée où rigueur et joie
de vivre se conjuguaient.
Mais les aléas de sa vie sentimentale
l’ont privé du bonheur de fonder une vie familiale
heureuse.
Si, dans les dessins de Romanin, la femme
et les relations sentimentales sont abordées sans complaisance,
doit-on y voir le reflet de la vie affective de Jean Moulin ?
Mais son regard semble s’attendrir
quand il le pose sur l’enfance ; il nous en livre l’espièglerie,
la spontanéité et le caractère parfois frondeur,
reflets de sa propre personnalité lorsque, déjà
enfant, il croquait ses professeurs et rechignait à l’étude.
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