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Jean Moulin et la galerie Romanin
Jean Moulin avait effectué des séjours
sur la Côte d'Azur entre les deux guerres. La luminosité
du ciel, la beauté des paysages, la Promenade des Anglais,
les festivités du Carnaval et la clientèle cosmopolite
avaient inspiré son talent de peintre et de dessinateur,
dans les œuvres signées Romanin, où se manifestaient
de la verve, un regard acerbe, une observation amusée de
la frivolité humaine, une évocation de la sensualité.
Durant les années trente, il avait fait l'acquisition
de tableaux de Chamaillard, Giorgio de Chirico, Chaim Soutine, Léopold
Survage, Edouard Goerg, Albert André, constiuant ainsi une
collection qu"il allait développer au fil des ans1
et installer, plus tard, à Nice. Les contacts qu"il
avait alors établis avec des marchands de tableaux (Bernheim),
des galeristes (Pétridès) et des peintres (Jean Saint-Paul)
allaient lui être utiles dans sa "troisième
vie", celle de "propriétaire"
de la galerie Romanin.
De retour dans la région niçoise après
sa révocation par Vichy, c'est là qu'il
obtint, sous l'identité de Joseph Mercier, professeur
à l'Institut international de New York, un "vrai-faux
passeport" délivré par la sous-préfecture
de Grasse le 7 février 19412, grâce à l'intervention
de son ami Frédéric-Henri Manhès et du commissaire
de police de Cagnes-sur-Mer, document qui lui permit de gagner,
sept mois plus tard, Lisbonne et Londres. Parachuté dans
les Alpilles dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942, il entreprit
patiemment sa tâche d"unificateur de la Résistance,
prenant de nombreux contacts en zone non occupée.
Ses déplacements incessants pouvant paraître
suspects, il se préoccupa rapidement de trouver une activité
officielle destinée à constituer un alibi solide dans
l'hypothèse d"une enquête policière
sur ses activités. Sa sœur indique que "
tout naturellement il songea à utiliser pour cela ses dons
et sa compétence artistiques"3, tandis que son
secrétaire précise : "Ses déplacements
seraient ainsi justifiés par la nécessité de
prospecter pour trouver des toiles à vendre et rendre visite
à des peintres ou marchands de tableaux. Il jeta son dévolu
sur Nice, cadre judicieux pour une telle entreprise au point de
vue commercial, mais aussi ville où il ne menait aucune activité
résistante"4.
Lors d'un séjour effectué à
Megève, à la fin janvier, Jean Moulin fit la connaissance,
par l'intermédiaire de ses amis grenoblois Chatin,
d"une jeune femme distinguée et intelligente, Colette
Pons, possédant des attaches familiales à Nice, dont
le patriotisme et le goût pouvaient lui laisser envisager
une direction de la future galerie. Colette Pons, trente ans plus
tard, déclara à ce propos : "Jean Moulin
me contacta pour travailler avec lui au service de la Résistance.
Il s'agissait de camoufler ses activités secrètes
sous la couverture officielle de marchands de tableaux"5.
Si le lieu d'implantation et la personne chargée de
superviser l'activité artistique furent rapidement
choisis, il n'en alla
pas de même avec le local commercial. En effet, Jean Moulin
s'était adressé à un ami de Montpellier
installé à Nice, l'avocat André Milhé,
pour lui découvrir un magasin adéquat : "Maître Milhé, en bon homme d"affaires et ami sûr, se
montrait difficile dans le choix d'un local. Ignorant la raison
secrète qui poussait son ami à ouvrir dans les plus
brefs délais, rien ne lui paraissait assez avantageux. La
chose aurait duré un certain temps si mon frère n'avait
soudain jeté son dévolu sur une vieille librairie
de la rue de France"6. Ce ne fut donc que le 12 octobre
1942 que Jean Moulin signa une promesse de bail concernant "La
boîte à bouquins", sise à 22 rue
de France, qui présentait l'avantage de posséder
également un petit appartement au premier étage. Quatre
jours plus tard, depuis son domicile légal de Saint-Andiol,
Jean Moulin sollicitait du préfet des Alpes-Maritimes l'autorisation
d'ouvrir une "galerie d'exposition et de
vente de peintures, dessins et sculptures modernes"7.
Cette demande était appuyée par le fait qu'aucune
autre galerie niçoise n'était alors spécialisée
dans l'art moderne et, astucieusement, le délégué
du général de Gaulle ajoutait qu'il comptait
mettre sa galerie à la disposition de jeunes artistes locaux,
pouvant ainsi trouver un "tremplin" auprès
du public averti aussi bien que des professionnels. La cession de
bail fut signée le 22 novembre et Colette Pons présenta
à "Max" l'architecte-décorateur
Jean Cassarini, à qui il confia la tâche de restructurer
le local, afin de lui donner un aspect de galerie, une cloison étant
démolie. L'avocat André Milhé se chargea
de la comptabilité et du fisc. Entre le 7 et le 10 décembre,
Jean Moulin fit le tour des antiquaires afin de dénicher
des sièges, coffres et armoires destinés à
mettre en valeur les œuvres exposées. Laure Moulin pensa
à un autre détail : "J'envoyai
à mon frère des tentures de peluche marron pour la
vitrine"8. Colette Pons et une amie de Jean Moulin
repliée dans le Var, Antoinette Sachs, veillèrent
à pourvoir la galerie Romanin de toiles et aquarelles provenant
de la galerie parisienne Pétridès comme de tableaux
que des artistes et marchands réfugiés dans la région
niçoise voulurent bien leur céder. Des contacts furent
pris avec Pierre Bonnard -installé au Cannet-Rocheville-
et avec Henri Matisse -résidant à Nice-Cimiez- afin
d'obtenir le prêt de dessins dans la perspective du
vernissage. C'est que Jean Moulin ne disposait que d'un
budget modeste, ce qui déboucha sur la présentation
majoritaire des œuvres de sa collection personnelle.
Le vernissage de la galerie Romanin eut lieu le 9 février
1943, en présence de nombreuses personnalités, qui
purent admirer des œuvres de Bonnard, de Chirico, Degas, Dufy,
Friesz, Kisling, Laprade, Matisse, Rouault, Severini, Utrillo et
Valadon, la vitrine présentant des œuvres de Duffy et
Utrillo, puis de Marie Laurencin. Henri Michel écrit à
ce propos : "C'est le plus naturellement du monde
qu'il invite les personnalités niçoises, le
préfet des Alpes-Maritimes au premier rang"9,
tandis que Colette Pons-Dreyfus évoque "un vernissage
époustouflant, avec le préfet, le tout-Nice des arts
et de la fortune, les collectionneurs"10.
Deux anecdotes relatives au vernissage méritent
d'être citées : la première, rapportée
par la sœur de Jean Moulin, confinant au gag : "Au
beau milieu de la réception, alors que les invités
sablaient le champagne pour célébrer cette inauguration,
le portrait du maréchal Pétain, hâtivement accroché
pour la circonstance, tomba à terre, chute vraiment symbolique
mais nullement préméditée"11 ;
la seconde permettant de recadrer le contexte psychologique et le
calendrier de "Max" : le secrétaire
général de la préfecture, Clément Vasserot,
futur préfet maquisard de la Creuse, qui avait bien connu
Jean Moulin dans les cabinets ministériels du Front populaire
et dans les cercles radicaux avancés, constata avec déception
la froideur que lui témoigna son ancien collègue qui,
certes révoqué par Vichy, pouvait supposer que le
haut fonctionnaire demeuré en poste était devenu une
"créature" de l'Etat français12
; c"est que Jean Moulin devait s'entourer du maximum
de précautions, compte tenu du fait qu'il devait quitter
Nice le lendemain pour gagner Londres en compagnie du général
Delestraint13.
Le quotidien L'Eclaireur de Nice, sous la plume
des journalistes Pierre Rocher et D.J. Mari (amis de Jean Cassarini)
publia des articles annonçant la programmation de la galerie
qui fut rapidement fréquentée par des artistes, des
marchands et des amateurs. On peut citer, parmi les visiteurs assidus,
Jacques et Pierre Prévert, le modèle Nico Papatokis,
l'artiste Sylvain Vigny, le musicien Django Reinhardt. D'autres
amis ou relations apportèrent leurs conseils, voire leurs
encouragements : le marchand d'art parisien Kellermann (mis
à la retraite forcée par le statut des Juifs), Aimé Maeght alors établi à Cannes, Katia Granoff. Antoinette
Sachs reçut de Jean Moulin la somme de cent mille francs
destinée à acquérir deux Degas, un Valadon
et un Dufy. L'éventail de la galerie se renforça
avec des dessins et aquarelles de Léon Bonhomme, des lithographies
de Pierre Girieud, des toiles de Pierre Tal-Coat et d'Auguste Chabaud. Alain Paire observe avec justesse que
"pour
la conduite de sa galerie, Jean Moulin souhaitait prioritairement
assurer sa couverture et ne pas attirer l'attention des autorités
avec des expositions "subversives" ou
anticonformistes. Pendant la guerre, ce qui se vendait bien, à
Nice comme à Paris, c'était Marie Laurencin
et Utrillo, des valeurs sûres et rarement dérangeantes,
et non pas Kadinski que Moulin comprenait et appréciait"14.
Ceci explique l'organisation, du 7 au 30 mai 1943, de l'exposition
de quatorze œuvres d'Othon Friesz -un peintre qui avait
fait le voyage de Berlin, en compagnie de Derain et Van Dongen en
novembre 1941-ainsi que les relations avec Auguste Chabaud -le peintre
des Alpilles et de la provençalité-, proche de Charles
Maurras.
Jean Moulin adressa, du 7 novembre 1942 au 12 juin 1943, une huitaine
de lettre à Colette Pons. Daniel Cordier note que "quel
que fut son intérêt réel pour l'aspect
artistique et commercial de l'affaire, il n'avait que
fort peu de loisirs de s'y consacrer et devait s'en
remettre presque entièrement à la jeune femme"15.
On peut lire, dans la lettre datée du 12 février 1943
: "Sachez qu'en toute hypothèse, je vous
fais la plus entière confiance, ce que vous ferez sera bien
fait" et Laure Moulin précise : "Envers
Colette, mon frère agissait véritablement en amateur
d'art et en marchand de tableaux, tout en l'entourant
d'égards et lui faisant entièrement confiance"16.
La correspondance échangée fournit des indications
sur les achats effectués à Paris par Jean Moulin et
sur les prix de vente suggérés à sa collaboratrice
: c'est ainsi que dans la lettre datée du 24 avril
1943, il signale avoir payé une gouache d'Utrillo cinquante
mille francs, un dessin de Valadon douze mille francs, une aquarelle
de Laurencin neuf mille francs, lui proposant de les revendre respectivement
soixante-dix mille francs, seize mille francs, quatorze mille francs17.
Cette correspondance révèle également les goûts
et les choix de Jean Moulin en matière artistique : Laurenci,
Utrillo, Renoir, Valadon en avril, Friesz en mai, Renoir, Utrillo,
Picasso, Valadon en juin, ces quatre derniers artistes constituant
la dernière exposition proposée par la galerie Romanin,
du 3 au 30 juin 1943.
Jean Moulin, malgré ses multiples activités
et ses graves préoccupations, aimait évoquer sa réussite
niçoise. Sa sœur nous relate que lors de son dernier
séjour à Saint-Andiol, pour le week-end de Pâques
: "devant maman, pendant le dîner, il ne parla
que de la galerie Romanin ; il était très fier d'avoir
vendu un Jongkind au musée de Grenoble"18. Daniel
Cordier signale qu'au cours de la soirée du 27 mai,
Jean Moulin lui a longuement parlé d'art moderne, de
la collection de tableaux qu'il avait constituée avant-guerre
et de la galerie qu'il avait ouverte à Nice, ajoutant
: "Cette soirée est demeurée gravée
dans ma mémoire car il était rare de le voir détendu,
heureux comme il le fut durant toute cette soirée"19.
De même, la dernière lettre adressée à
Colette Pons, le 12 juin, témoigne de son attachement à
la galerie " cette maison que j'aime bien et
dont je suis, hélas, trop éloigné",
dans le même temps qu'elle fait allusion à la
détérioration de sa situation : "Il m"est
impossible de me déplacer en ce moment. Je pense que vous
serez prévenue à temps pour modifier vos projets"20.
C'est que la vocation première de la galerie
n'était pas tant de combler l'oisiveté
forcée de l'ex-préfet de l'Eure-et-Loire
ou de lui apporter des revenus complémentaires, mais bien
plutôt de fournir une "couverture"
idéale aux activités clandestines du délégué
du général de Gaulle et du chef des MUR. L'appartement
situé au-dessus du local pouvait constituer une "planque"
pour des agents de la France libre ou des MUR, lesquels prenaient
contact avec Colette Pons, qui prêtait le logement à
celles et ceux qui lui réclamaient "la clé
de Rex"21. La boutique et l'appartement, comportant
plusieurs issues, correspondaient particulièrement bien aux
conditions de sécurité liées à la clandestinité.
Jean Moulin avait également loué, un peu plus loin,
au 31 rue de France, un logement dans une petite villa, afin de
pouvoir y tenir des réunions clandestines22.
Colette Pons-Dreyfus signale : "Nous partions ensemble
"prospecter" dans la région. Mais
pas seulement pour découvrir de nouveaux et d'anciens
talents"23. En effet, les visites de prospection pouvaient
s'accompagner de recherche de site de cache d'armes
(comme à Lourmarin) ou de contacts avec des envoyés
de la France libre (comme avec Passy et Brossolète à
Paris en avril 1943). Mais Jean Moulin en profitait toujours pour
visiter des galeries et acheter quelques œuvres, communiquant
à sa jeune collaboratrice ses connaissances et sa passion
pour l'art moderne. C'est ainsi que, lors de visites
effectuées en Provence, les deux amis achetèrent des
œuvres de Pierre Tal-Coat à Aix et d'Auguste Chabaud
à Graveson.
Si Jean Moulin rencontra dans la région niçoise
Pierre Bonnard24 et Henri Matisse, visitant même leur atelier,
il ne semble pas qu'il ait entretenu de relations avec des
peintres présents sur la Côte d'Azur et liés
à la Résistance, qu'il s"agisse d'André
Girard -créateur du réseau Carte à Antibes
et qui se réfugia aux Etats-Unis peu avant le vernissage
de la galerie Romanin-, du groupe d'artistes ayant élu
domicile à Cagnes-sur-Mer autour du peintre-restaurateur
Claire Maillot ( les Allemands Jupp Winter et Hienrich Davringhausen,
les peintres abstraits Jean Villeri, Geer Van Velde, Ross Sanders)25
ou de l"Autrichien Hermann Gowa –également décorateur
aux Studios de la Victorine-, dont l"atelier niçois
était un pôle d'attraction de l'migration
germanique26.
Le 21 juin 1943, Jean Moulin était arrêté
à Caluire par Klaus Barbie et identifié quelques jours
après. Il avait ainsi prévenu Colette Pons : "En
cas de danger ou de malheur, tu recevras un télégramme
ainsi conçu : "Vendez, comme convenu".
Il faudra alors fuir au plus vite !"27. Celle-ci considère
que "dans l'affolement de son arrestation, on
m'oublia et je ne reçus de télégramme
que quinze jours plus tard"28. En fait, Laure Moulin
ne fut prévenue par le commissaire Portes -garde du corps
de "Max"- qu'à la mi-juillet
et, nous précise-t-elle, le 16 juillet, la receveuse des
PTT de Saint-Andiol l'informa de la commission de contrôle
technique de Marseille lui enjoignait d'intercepter "
tout le courrier destiné à Monsieur Moulin"29.
Ce fut donc ce jour là que Laure Moulin adressa à
Colette Pons le télégramme codé signifiant
qu'il convenait de toute urgence de fermer le local, de mettre
à l'abri la collection et de fuir30. Colette Pons-Dreyfus,
vingt-neuf ans après les faits, indique : "
J'eus le temps de déménager, de nuit, toute
la collection de la galerie (aidée du colonel Pons), sur
une charrette à bras, avant d'aller me cacher dans
le Vaucluse"31.
Lorsque les sbires de la Gestapo, remontant la filière,
parvinrent peu après au 22 rue de France, ils trouvèrent
les grilles fermées et durent se contenter de terroriser
la vieille antiquaire voisine.
La galerie Romanin demeura fermée, malgré
l'intention exprimée par Aimé Maeght, en 1944,
d'y établir une antenne commerciale, devant le refus
opposé par Laure Moulin. Par la suite, elle servit de local
à diverses entreprises, notamment d'électroménager
et d'optique. Elle est devenue un lieu de mémoire lapidaire
le 28 août 1972, lorsque la Ville de Nice fit apposer, en
présence de Laure Moulin et de Colette Pons-Dreyfus, une
plaque sur la façade du 22 rue de France, rappelant l'activité
clandestine locale déjà attribué en 1948 le
nom d'une place au "héros et martyr de
la Résistance", avant de lui élever,
en 1995, une stèle à l'esthétique moderne32,
qu"il aurait sans doute appréciée.
Jean-Louis Panicacci
1 Une cinquantaine d"œuvres
de Bonhomme, Cambon, Chabaud, Dufy, Forain, Friesz, Jacob, Kars,
Kisling, Lagar, Laprade, Laurencin, Lebasque, Rouault, Severini,
Tal-Coat, Utrillo, Valadon. Le catalogue de l"exposition Jean
Moulin dit Romanin, artiste, résistant, marchand de tableaux
(Actes Sud, Arles 2000) en présente un certain nombre (pages
55 et suivantes).
2Archives départementales des Alpes-Maritimes, 43 W 9166.
3 Moulin Laure, Jean Moulin, Presses de la Cité, 1982, p.289
4 Cordier Daniel, Jean Moulin, la république des catacombes,
Gallimard, 1999, p.181.
5 Nice-Matin, 29 août 1972.
6 Moulin Laure,op.cit.,p.289.
8 Moulin Laure, idem.
9 Michel Henri, Jean Moulin l"unificateur, Hachette, 1964,
p.57.
11 Moulin Laure, op. cit., p.290.
12 Témoignage de Clément Vasserot, recueilli par mes
soins le 21 juin 1978.
13 Ils s"envoleront du terrain de la Grange-de-Paille (Jura)
le 13 février.
14 Paire Alain, Jean Moulin-Romanin, in Catalogue de l"exposition
Jean Moulin, op. cit., p.53.
15 Cordier Daniel, op. cit., p.181.
16 Moulin Laure, op. cit., p.290.
17 idem, p.290-291.
18 idem, p.349.
19 Institut Jean Moulin, Jean Moulin, préfet, artiste et
homme d"action, Bordeaux, 1994, p.75.
20 Cordier Daniel, op. cit., p.182.
21 Nice-Matin, 29 août 1972.
22 Photographie p.45 in Zeitoun Sabine, Jean Moulin unificateur
de la Résistance, CHRD, Lyon, 1993.
23 Nice-Matin, 29 août 1972.
24 Il semblerait que Colette Pons voulait rédiger, de concert
avec Jean Moulin, une biographie du peintre retiré au Cannet-Rocheville.
Alain Paire écrit à ce propos : "On est
ému de constater qu"au milieu du conflit qui ravageait
l"Europe, l"un des personnages majeurs de la Résistance
ait trouvé en lui suffisamment d"énergie, de
passion et de disponibilité pour la peinture d"autrui
et qu"il se soit rendu dans l"atelier de l"artiste
qu"il faut situer parmi les plus importants créateurs
de notre siècle." (catalogue de l"exposition
présentée à Aix-en-Provence du 6 avril au 25
juin 2000, op. cit., p.46).
25 Pour plus de détails, cf. Miguet Renate-Souyris, Deux
peintres émigrés à Cagnes-sur-Mer, Jupp Winter
et Heinrich Davringhausen, in Cahiers d"études germaniques,
N°13, 1987, p.193-198.
26 Cf. Philippon Jean-Panicacci Jean-Louis-Robert Michèle,
L"émigration autrichienne et la Résistance dans
les Alpes-Maritimes, in Austriaca, N°17, 1983, p.34.
27 Nice-Matin, 29 août 1972.
28 idem.
29 Moulin Laure, op. cit., p.367.
30 Le télégramme " Vendez comme convenu"
est reproduit in Zeitoun Sabine, op. cit., p.46.
31 Nice-Matin, 29 août 1972. Colette Pons utilisa un brassard
d"infirmière pour faciliter ses pérégrinations
nocturnes.
32 Panicacci Jean-Louis, Les lieux de mémoire de la deuxième
guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes, Nice, Editions Serre,
1997, p.41, 54 et 93.
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